MARIAGES A L'ITALIENNE

par Walter DELIPERI

SON EXPO

Pendant la séance photo de couple, lorsque je travaille, je concentre toute mon énergie pour débarrasser mes clients des contradictions qui polluent leur existence, pour leur dévoiler un nouveau regard sur eux-mêmes.

Je leur propose de s'exprimer sans le poids d'aucune dictature, sans jugement, sans critique. Je les invite à jouer, sans peur et sans angoisse.

Je représente donc un regard libre qui les libèrent des chaînes de la morale, de la pudeur, de leur éducation, et de l'institution.

" Mariages à l'italienne " est la mise en scène de cette liberté, cette liberté insolente que j'aime. La liberté que l'on désire mais qui parfois nous paralyse. La liberté de nos rêves, celle que l'on recherche tous, celle qui se présente pourtant un jour devant nos yeux et que l'on a tant de mal à voir, à regarder, à apprivoiser, et à accepter...

" Mariages à l'italienne ", c'est ma liberté !

SON PARCOURS

C'est à l'âge de cinq ans que j'ai commencé à jouer avec la lumière.

Chaque été, ma maison d'enfance était barricadée. Au mois d'août dans le sud de la Sardaigne, le soleil tape généreusement : il était hors de question de jouer dans la cour. Enfermés, sieste pour tout le monde: silence oblige. Pas de télé et pas sommeil, jouer dans le silence et dans le noir n'était pas mince affaire. Bien que ma mère avait scrupuleusement pris soin de bien fermer les portes, il y avait toujours des rayons de soleil qui traversaient les vieux volets en bois: comme des faisceaux laser, la lumière s'engouffrait tout au long du couloir...

Il ne m'en fallait pas plus pour faire l'association avec les couverts de table en acier. Avec ces spots magiques, à plat ventre dans le couloir : à ma gauche la fourchette et le couteau, à ma droite la grosse et la petite cuillères. Les reflets étaient vifs et les figures projetées bien marquées. Le plafond sombre du couloir se transformait en un théâtre d'interminables combats de vaisseaux spatiaux scintillants au formes les plus étranges et variées avec comme unique trêve le passage d'un nuage...

1977-1984
" Il a une capacité élevée dans l'expression pictographique à laquelle il dédie chaque instant de sont temps libre à l'école "

Je m'en souviens comme si c'était hier : à l'école, je dessinais tout le temps ! Et puis la découverte du premier livre, un vrai livre, avec la première photo: l'effet fut immédiat! Le dessin à coté de la photo me paressait " obsolète ". Par la suite, ce fut le dessin technique qui me passionna: la ultra précision des lignes, les cercles, les parallèles et les angles... un millimètre d'écart et tout était à refaire ! Je me voyais déjà architecte ! Mais à l'époque je rêvais aussi d'être astronaute.

1985-1988
Un flou artistique

De modestes études, un travail saisonnier et un désir d'expressions artistiques toujours présent. La peinture, la musique, la sculpture, le sport, la danse, le chant, l'écriture : seule une baguette magique m'aurait tiré d'affaire ! L'art, un vrai casse-tête ! Une direction professionnelle artistique sans une conviction intrinsèque ne me satisfaisait pas vraiment. Il n'y avait qu'une solution : procéder par élimination... Retour au dessin et plus exactement à la peinture à l'huile. Sympa mais...

1988-1991
Une rescapée salvatrice

Je m'engage donc dans l'armée de terre pendant trois ans à L'école Militaire du Commissariat Administratif de Maddaloni (Caserte). Suivirent différents périples à travers toute l'Italie ( dans les Abruses,en Calabre, en Sicile,en Vénétie, et à Rome...) comme chauffeur et photographe officiel pour les opérations militaires et les cérémonies diverses et variées. C'est au tout début de cette période que j'ai eu le vrai coup de foudre pour la photographie. A l'époque, lors de mes déplacements, je voulais faire quelque photos pour les envoyer à ma mère: les cartes postales des différents lieux où je me trouvais ne reflétaient jamais l'âme ni la beauté des sites : je les trouvais toujours ratées !

Avec mon appareil photo compact, rouge j'étais bien décidé à résoudre ce problème : face au Colisée, en pleine nuit, au milieu du trafic, un simple clic, le flash,... ce n'était pas si compliqué que ça ! La déception fut énorme : face à la totalité des photos ratées, je me suis senti totalement ridicule et de surcroît naïf ! Heureusement, dans le tas, une seule vue prise parfaitement au hasard demeurait intacte: cadrage, couleur, lumière... une vraie miraculée ! C'est à ce moment là que mon esprit curieux fit son chemin...

1991-1998
Enfin, les retrouvailles !


Me voilà congédié de l'armée pour poursuivre désormais le projet de photographe. Trois ans d'expérimentation photographique m'ont permis d'apprendre les bases. L'amour me catapulte en France où j'ai fait la découverte du Noir et Blanc. Se profile devant moi une longue, riche et frustrante période : devenir photographe, oui mais... Tout d'abord la spécialisation. Pas le choix: il fallait procéder par élimination. J'ai photographié les compétitions de rallye, de motocross, de cyclisme, de formule 3. J'ai goûté à la photo animalière, sous marine, au reportage journalistique, aux natures mortes...

Tout était très passionnant, mais que choisir pour en faire un métier par la suite ? En attendant, dans tous ça, c'est la découverte du Noir et Blanc qui me passionnait le plus : des heures et des heures de prises de vue et de labo à perfectionner les techniques de développement et de tirage. Ici je retrouvait enfin, comme à l'âge de cinq ans, les sensations de la maîtrise de la lumière...

1998
La concrétisation d'un de mes rêves avec la création de " Studio Italiano "

Il y a un sujet qui malgré tout revenait sans cesse, l''Humain. Ce qui me fascine le plus c'est de constater le plaisir et l'envoûtement que les gens éprouvent à être photographiés. Il y a un vrai échange entre le photographe et la personne photographiée. De la sorte que deux danseurs se laissent scander par le rythme de la musique. Avec le Noir et Blanc désormais dans la peau, le choix s'est fait très naturellement ! Photographier l'Homme, la Femme, l'Enfant, grand, petit, maigre, gros, souriant, timide extravagant, la question était : suis-je capable de les photographier ?

Le défi est pour moi d'une importance capitale et je m'y attelle à chaque prise de vues. Mis à part les enfants qui sont faciles à photographier (il suffit de saisir leur spontanéité !), le modèle adulte reste pour moi, et à chaque fois un défi majeur.
" Studio Italiano " est né sous cette ambition là.



L'ADRESSE DE SON STUDIO :


Walter DELIPERI - Studio ITALIANO
9 rue Armand de PONTMARTIN
84000 AVIGNON - Tél. 04 90 82 47 12

SON SITE INTERNET :

www.studioitaliano.fr

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